La ville de Papeete souhaite proposer une offre suffisante au niveau du cimetière communal de l'Uranie. Lundi, lors de sa visite traditionnelle à l'occasion des fêtes de Toussaint, le maire, Michel Buillard, a annoncé le démarrage de travaux d'agrandissement avec la création de cinq terrasses supplémentaires augmentant l'existant de 1 800 concessions.
Régulièrement, chaque année à la même époque, explique le maire de Papeete, "nous avons coutume d'honorer ceux qui ont servi la ville". La visite effectuée au cimetière de l'Uranie, lundi matin par Michel Buillard, revêtait cependant un aspect particulier.
La municipalité de la capitale va en effet engager de grands travaux d'extension du cimetière communal. Cinq terrasses supplémentaires vont être aménagées, permettant d'augmenter de 1800 concessions sa capacité d'accueil.
Un parking et une aire de jeux...
En invitant la presse, lors de cette visite, le maire voulait informer la population de Papeete, inquiète de l'état actuel de saturation du cimetière. Une première tranche de travaux débutera début 2010 et doit permettre l'accueil de 852 tombes.
Une deuxième zone, fin 2012, sera prête avec 912 tombes de même qu'une aire d'accueil, sur les hauteurs du cimetière, avec parking et aire de jeux pour les enfants. "Un soin particulier sera apporté à l'embellissement de ces futures zones par l'aménagement des espaces verts", a expliqué Michel Buillard pour qui "une société qui oublie ses morts n'est pas une société équilibrée".
Des capacités d'accueil optimisées sur des surfaces réduites
Le maire a tenu également à montrer le premier bloc d'enfeus réalisé au sein du cimetière. Terminée le 21 octobre dernier, cette structure collective de 15 m de long permet d'accueillir 30 caveaux au-dessus du sol. A terme, chaque caveau pourra accueillir un cercueil et les restes - rassemblés en caissettes - de six autres défunts.
En fonction des besoins, plusieurs de ces blocs peuvent être construits au fil des années, offrant des capacités d'accueil optimisées sur des surfaces réduites. Avec ces enfeus et la construction de nouvelles tombes, dont il reste à définir les modalités de concession, la mairie estime pouvoir offrir des capacités d'accueil correctes à ses morts, pour les trente prochaines années.
Les travaux, dans leur ensemble, coûteront 500 millions Fcfp (un peu plus de 4 millions d'euros), dans le cadre d'un financement tripartite Etat (50 millions) Pays (130 millions) Commune (20 millions).
CJ